Sunday, November 7, 2010

COMMENT ACQUERIR LA MAITRISE DE SOI


Introduction

La maîtrise de soi est un tremplin nécessaire à toute réussite, qu'il s'agisse de la vie privée, d'études, d'examens ou de la vie professionnelle. Ce n'est pas une faculté innée, mais tout le monde peut l'acquérir et la développer à condition de bien s'y prendre. Je vous propose ici un véritable plan d'entraînement pratique pour arriver à cette maîtrise de soi, à cette volonté sur soi-même qui caractérisent les fortes personnalités. La méthode proposées sur ce site vous explique comment dominer vos émotions, maîtriser vos instincts, éviter la dispersion de votre énergie et la concentrer sur vos objectifs. Vous apprendrez à rester imperturbable en toutes circonstances, à ne pas laisser vos émotions et vos sentiments se lire sur votre visage, à dominer votre nervosité (ou au contraire lutter contre la mollesse), à ne pas vous laisser influencer par les autres, à ne jamais réagir à chaud (mais après réflexion), à faire un plan et à vous y tenir et par conséquent à acquérir une personnalité forte, à avoir du caractère et à régner sur votre corps comme sur votre esprit.

Si vous voulez faire de votre vie ce que vous aurez décidé qu'elle serait, rien ne vous sera plus profitable que de développer cette maîtrise de soi qui vous donnera d'immenses possibilités et qui suscitera en outre l'admiration et le respect de votre entourage.

Voici maintenant, pour vous, la méthode autodidactique "Comment acquérir la maîtrise totale de soi" complète, présentée ici en 12 leçons, qui vous donnera un grand nombre de conseils pratiques et de pistes à suivre dans ce domaine.


PREMIÈRE LEÇON

La maîtrise de soi est une qualité importante à cultiver si l'on veut véritablement conduire son destin. Il est facile d'observer que l'on peut classer les individus en deux catégories : d'une part, ceux qui semblent être le jouet des événements, qui paraissent subir leur destinée et qui dépendent des autres; d'autre part, ceux qui semblent décider de leur avenir, avoir un plan et s'y tenir; être totalement indépendant de l'opinion ou de l'action des autres et dominer les événements au lieu d'en être l'esclave. Les premiers disent qu'ils n'ont pas de chance, et des
seconds on dit que tout leur sourit...

En réalité, il n'y a là ni malchance pour les uns, ni chance pour les autres. C'est uniquement une question d'attitude dans la vie. Ceux qui ne possèdent aucune maîtrise de soi accusent la malchance, les événements ou les autres, de tous les malheurs qui leur surviennent. Celui qui est maître de lui, au contraire, sait qu'il est responsable de ses succès comme de ses échecs ; il ne cherche pas ailleurs les responsabilités qui lui sont propres. Il réussit généralement facilement (au moins en apparence) parce qu'il a l'habitude de se maîtriser lui-même, première condition à remplir pour dominer les événements et contrôler son destin.

Examinons de plus près, face aux diverses circonstances de la vie, l'attitude de celui qui est maître de lui et celle de celui qui est dominé par ses instincts, par les autres, et en conséquence par les événements :

Le premier :

Le second :

Se fait remarquer par son attitude extérieure énergique, calme, posée.

Donne l'impression d'un certain laisser-aller, voire d'une certaine mollesse, ou au contraire d'une agitation stérile.

Résiste aux jouissances immédiates et réfléchit à ce qui est le plus profitable à long terme .

Se laisse tenter par toutes les satisfactions immédiates, résiste mal aux impulsions, aux envies.

N'accepte une information ou une opinion qu'après en avoir froidement analysé le bien-fondé.

Se laisse convaincre facilement par les autres (que ce soit par les médias ou par son entourage).

Sait se montrer persévérant et tenace lorsqu'il s'est fixé un objectif ; il va au fond des choses et jusqu'au bout.

Manque de ténacité lorsqu'il a un objectif à atteindre se montre souvent superficiel et trouve de bonnes raisons pour interrompre son effort.

Maîtrise son corps : il s'impose volontiers de l'exercice physique, contrôle son poids, évite les excès alimentaires, se méfie de l'alcool, des drogues, des habitudes telles que le tabac, le jeu, etc.

C'est son corps qui le maîtrise : rejette volontiers la fatigue physique occasionnée parle sport, aime être couché ou assis, ignore les régimes alimentaires, abuse facilement des plaisirs de la table, de la boisson, du tabac, voire du jeu.

Résiste facilement aux sentiments de vanité, de jalousie, d'envie, de haine ; en tout cas, il les contrôle suffisamment pour ne pas les laisser
transparaître.

Est facilement la proie de ses sentiments : vanité, désir de paraître, jalousie, colère, haine. Se contrôle mal et laisse extérioriser ces
sentiments intérieurs.

Résiste aux grandes passions qu'il sent naître en lui.

Se laisse aller à des excèslorsqu'il est le siège d'une grande passion.

Contrôle totalement ses paroles ; celles-ci ne dépassent jamais sa pensée. Il sait être discret, respecte le secret des confidences qu'on a pu lui faire.

Connaît souvent des excès de langage qu'il regrettera ensuite ; il manque souvent de discrétion et subit les conséquences d'un bavardage excessif.

Cherche à s'améliorer et à acquérir avec les années un plus grand contrôle de soi, plus de sagesse.

N'imagine pas que l'on puisse par la volonté lutter contre ses défauts et les remplacer par des qualités.

Se sent pleinement responsable de ses actes bons ou mauvais.

Accuse volontiers les autres ou les circonstances des mécomptes qui lui adviennent.

Exerce volontairement ou non une influence considérable sur son entourage.

Subit toutes les influences, sans même en être conscient.

S'accepte tel qu'il est et lutte contre ses faiblesses ou lacunes par un effort de volonté.

Fait parfois de la mythomanie dans le but de donner de lui-même une image différente de la réalité.

Compte exclusivement sur lui-même, sur ses efforts, pour assurer sa réussite.

Cherche dans la chance, le hasard, les relations, la réussite de ses projets.


Si par hasard vous avez l'impression d'avoir plus souvent les attitudes de la colonne de droite plutôt que celles décrites à gauche, ne vous inquiétez surtout pas. Et cela pour deux raisons :


La première raison, c'est que la nature humaine spontanée, normale, nous pousse tout naturellement aux attitudes du laisser-aller ; il est tellement plus facile de répondre aux sollicitations d'agrément et de jouissance qui s'offrent à nous ; il est tellement plus agréable de profiter de la bonne chère que d'y résister, et on se sent si bien après un verre ou deux d'apéritif ! Il est tellement plus facile de laisser sa colère s'extérioriser que de la contenir ; il est tellement plus simple de prendre un tranquillisant ou d'allumer une cigarette, que de lutter par des moyens psychologiques ou psycho-physiologiques contre l'angoisse ; il est tellement plus simple d'absorber les informations de la télévision plutôt que de lire un journal avec attention et un oeil critique ; il est tellement plus rassurant de rejeter la responsabilité de nos ennuis sur la faute, l'agressivité, la négligence des autres, plutôt que de battre sa coulpe ; il est tellement plus simple d'attribuer nos échecs à la malchance et le succès des autres à une chance insolente. La tendance naturelle (et il n'y a là rien de culpabilisant) c'est d'aller vers la facilité ; l'attitude contraignante, artificielle, c'est de S'astreindre à une totale maîtrise de soi. Malheureusement, tout progrès réalisé par l'homme depuis la création, s'est traduit par une lutte contre la nature extérieure (progrès technique) ou contre sa nature propre (progrès moraux, civilisation). La bonne voie, c'est celle de la difficulté hélas ! C'est la lutte et l'effort qui seuls peuvent nous permettre d'acquérir une personnalité supérieure.

Il n'entre ici aucune considération morale, mais la simple recherche de l'efficacité personnelle. Seul celui qui acquiert une parfaite maîtrise de soi peut espérer accéder à un niveau élevé de réussite personnelle ou professionnelle.

La deuxième raison de ne pas vous inquiéter est que la maîtrise de soi s'acquiert assez facilement par un entraînement adéquat et des efforts bien dirigés. Nous venons de montrer que la maîtrise de soi n'est pas une chose naturelle. Ce n'est donc pas (à de rares exceptions près) une attitude innée. Bien sûr, par leur tempérament, certains y sont plus facilement portés que d'autres. Celui qui est très nerveux et très sensible aura plus de mal à se contrôler qu'un être peu sensible et lymphatique. Mais, quel que soit votre caractère et quelles que soient vos tendances naturelles, soyez assuré que par un simple effort de votre volonté vous acquerrez la maîtrise de vous-même, vous dominerez vos émotions, vos sentiments, et garderez en toutes circonstances votre calme. Votre volonté se développera et vous saurez atteindre vos objectifs avec persévérance. "Mais, direz-vous, s'il s'agit d'un effort de volonté, je ne réussirai pas, car manquant de maîtrise de moi, je manque aussi de volonté." Rassurez-vous encore, la volonté se cultive et les premiers efforts que nous vous demanderons seront extrêmement légers. Peu à peu, vous acquerrez un peu plus de maîtrise de vous, d'où plus de volonté, ce qui vous donnera la possibilité d'améliorer encore ladite maîtrise de soi, etc. C'est le contraire du fameux cercle vicieux! Ici, plus le temps passera, plus vous aurez de volonté et d'empire sur vous-même. Il vous sera alors facile de passer à l'échelon suivant. Relisez bien cette première leçon et répétez-vous ceci :

La maîtrise de soi n'est pas innée ; tout le monde peut l'acquérir


DEUXIÈME LEÇON

Nous avons affirmé : "la maîtrise de soi s'acquiert". Oui, mais comment ?


Pour avoir la réponse à cette question, il faut bien comprendre l'un des principes enseignés par William James, le grand psychologue américain. Il nous a appris ceci : "on admet facilement que l'action suit la pensée, mais il est important de savoir qu'à l'inverse la pensée suit l'action".

Qu'est-ce que cela signifie ?

Il est clair que lorsqu'une pensée naît en nous, elle a pour conséquence naturelle logique d'engendrer un mouvement ou une attitude.

Exemple : j'ai soif, je le ressens; je réfléchis et je décide d'ouvrir une bouteille d'eau. Tout cela s'est passé dans mon cerveau. A ce moment, je tends le bras vers la bouteille. La pensée (soif bouteille d'eau) a engendré une action (tendre le bras).

Autre exemple : j'approche la main d'une bouteille d'eau chaude que j'effleure. La pensée que je risque de me brûler me fait rapidement reculer et provoque un mouvement de rétractation générale de mon corps. La pensée (crainte de la douleur) engendre une action (mouvement de recul).

Encore un exemple : je vois un enfant qui se précipite sous une voiture lancée à grande vitesse : j'imagine l'accident, mon visage reflète l'effroi, mon cœur palpite. La pensée (imagination de l'accident) a provoqué une action (le mouvement des muscles de mon visage exprimant l'effroi).

On pourrait multiplier les exemples. Il est clair que de nombreuses pensées aboutissent à une action, que l'influence de la pensée sur l'action est considérable.

Mais ce que beaucoup de gens ignorent, c'est qu'à l'inverse, une attitude, des mouvements, des gestes ont une répercussion sur notre psychisme. Ici, c'est l'action qui influence la pensée ; le geste, le mouvement qui agissent sur notre psychisme.

De cette observation naît toute une thérapeutique de notre psychologie personnelle. William James a en effet observé que nous pouvions modifier profondément (mais petit à petit) notre psychisme en adoptant des attitudes extérieures correspondant à l'objectif désiré. En d'autres termes, cela signifie que si je cultive une attitude extérieure qui est celle de la maîtrise de soi, ce ne sera pas simplement une façade, mais peu à peu, je deviendrai maître de moi totalement, réellement, dans mon psychisme profond.

Si j'ai une attitude extérieure, une apparence de nonchalance, de laisser-aller, je ne pourrai pas améliorer ma maîtrise de moi, car cela entraînera une attitude psychologique de paresse, de mollesse, de négligence.

Inversement, si je prends très souvent l'attitude extérieure, l'apparence de quelqu'un de résolu, de décidé, de volontaire, mon esprit de décision, ma volonté se développeront.

Si je me laisse aller à des mouvements de tapotements des doigts ou de battements de pied lorsque quelque chose m'impatiente, il est peu probable que je devienne moins impatient et me maîtrise bien. Mais rien qu'en agissant sur ces signes extérieurs de l'impatience, je peux modifier ce côté impatient de mon caractère.

Voilà donc une règle fondamentale du comportement psychologique humain. Grâce à cette règle, celui qui veut s'améliorer peut acquérir les qualités qui lui semblent utiles et lutter contre les défauts qui lui nuisent.

Nous allons voir comment ce principe doit s'appliquer pour obtenir la maîtrise de soi.

Mais pour l'instant, relisez plusieurs fois cette règle :

Si l'action suit souvent la pensée, à l'inverse la pensée suit l'action

et son application pratique :

Nos attitudes extérieures influencent directement
et durablement notre psychisme : on peut acquérir
une qualité en adoptant les attitudes et expressions
reflétant habituellement cette qualité.


TROISIÈME LEÇON

Nous avons vu, dans la première leçon, que nous avons en nous, de nombreuses tendances naturelles qui sont à l'opposé de la maîtrise de soi. C'est dommage, mais nous sommes ainsi faits.

Il faut donc lutter contre un certain nombre de défauts qui nous empêchent d'être maître de nous.

Passons-les en revue et voyons comment les combattre;

1. le laisser-aller : Il se traduit par une attitude passive devant les événements. En général, il va de pair avec une négligence corporelle ou vestimentaire. Celui qui possède la maîtrise de soi n'est pas passif devant les événements son attitude physique est celle de l'énergie : il se tient droit, il a une poignée de main ferme (mais sans excès), il articule bien, il a une apparence soignée parce qu'il a la volonté de répéter chaque jour, malgré leur monotonie, les gestes de toilette ou d'entretien vestimentaire nécessaires. Il ne perd pas de temps à rêvasser, vautré dans un fauteuil, mais tire profit de chaque minute, ce qui ne l'empêche pas de prendre aux heures de son choix le délassement dont il a besoin. Lorsqu'il lit ou écoute de la musique, il n'est pas avachi, ramolli. Il garde, même dans la détente, une attitude contrôlée. Le laisser-aller mental se combat donc en luttant d'abord contre tout laisser-aller physique.

2. la jouissance immédiate : Celui qui ne sait pas résister à ses impulsions est tenté de satisfaire immédiatement les mille et un désirs qui naissent en lui. Il fait chaud, il ne résiste pas à la boisson glacée ou au sorbet dont il a envie. Il désire une cigarette, et bien qu'il sache qu'il fume trop, il l'allume aussitôt. Il travaille chez lui, mais on l'appelle au téléphone : il cesse de travailler pour répondre à la sollicitation d'un ami qui veut se distraire, etc.

Celui qui est maître de lui résiste aux sollicitations et réfléchit avant de céder ; tantôt il cédera en toute connaissance de causes, tantôt il ne cédera pas. Il faut s'entraîner à résister aux multiples tentations qui s'offrent à nous. Il ne s'agit pas de vivre en ascète et de vous refuser tout agrément, mais il faut réfléchir à votre attitude générale dans ce domaine. Avez-vous tendance à résister ou au contraire cédez-vous trop facilement à la tentation ? Pour commencer une rééducation dans ce domaine, il faut s'astreindre à des efforts minimes, donc faciles. Exemple : vous marchez, vous avez froid car c'est l'hiver. Vous avez, au bout d'un moment, envie d'une boisson chaude. Au lieu d'entrer immédiatement dans un café, regardez l'heure et différez de cinq minutes la satisfaction de ce besoin. C'est facile et, en multipliant les "reports" de cette sorte, vous contrôlerez de mieux en mieux les petites impulsions, les désirs de jouissance, de satisfactions, de plaisirs immédiats.

La maîtrise de soi commence avec des contraintes aussi simples que celles-là. Tout le monde peut facilement arriver à différer ainsi de quelques minutes la satisfaction d'un désir.

3. l'inactivité : Prendre l'habitude de rester inoccupé sans en souffrir, est extrêmement néfaste. Cela fait évidemment partie des attitudes de laisser-aller que nous avons déjà évoquées. L'inactivité engendre la paresse qui provoque l'inaction ! C'est un cercle vicieux.

Il faut à cet égard observer deux choses : d'une part, pendant l'adolescence, les étudiants ont dans de nombreux pays cinq mois de congé par an (sans parler des samedis et dimanches) ; cela n'est pas fait pour créer et entretenir le goût de l'activité. De sorte que beaucoup trouvent ensuite fort pénible les conditions de travail qui sont celles de la vie économique moderne : cinq semaines de congé (moins en Suisse) au lieu de cinq mois, cela peut sembler l'enfer. Il faut du temps pour se rééduquer. D'autre part, la puberté et l'adolescence sont des périodes de la vie où l'organisme est soumis à une transformation profonde qui provoque une grande fatigue. Entre 14 et 22 ans, on se sent facilement très fatigué, et on éprouve un besoin physique d'inactivité. Cela n'a rien d'anormal, ce qui ne veut pas dire qu'il ne faille pas faire quelques efforts pour lutter contre cette nonchalance naturelle.

Mais le drame c'est de conserver au-delà de 23, 24 ou 25 ans, ces habitudes d'inaction. Arrivé à l'âge adulte, l'homme doit se réaliser par son activité. Il faut donc prendre de bonnes habitudes assez vite si l'on ne veut pas rester inactif toute sa vie. Et lorsque le mauvais pli a été pris, le travail fait réellement souffrir. Qu'y a-t-il de plus pénible que de devoir travailler pendant quarante ans si ce travail est une contrainte permanente rendue inévitable par le besoin de gagner sa vie !

L'homme qui est maître de lui n'a généralement pas de problèmes de cet ordre. L'activité lui est familière et elle lui procure des satisfactions. Il n'en souffre pas, il l'apprécie.

Luttez donc contre l'inactivité. Refusez de rester un quart d'heure ou une demi-heure inoccupé. Ne tuez pas votre temps à entendre une musique que vous écoutez à peine, ou à regarder un programme de télévision que vous subissez passivement. Et passionnez-vous pour ce que vous faites. Plus vous vous sentirez concerné par votre travail, plus vous y prendrez intérêt, et plus il vous semblera facile de l'accomplir. Vous ne sentirez pas le temps passer. N'hésitez pas à augmenter la durée de votre travail pour atteindre vos objectifs. Ne mesurez pas votre effort.

Notez bien que ces considérations ne se veulent absolument pas moralisantes ; elles sont uniquement dictées par le désir de vous aider à être plus heureux et plus efficace dans la réalisation de vos objectifs.

Par conséquent, vous mettrez en pratique ces conseils très simples :

  • n'acceptez pas de rester inoccupé en dehors des heures de détente que vous aurez préalablement fixées.
  • ne vous laissez pas distraire de votre travail lorsque vous avez décidé de vous y consacrer.
  • habituez-vous à vous donner à fond à votre travail, et travaillez davantage.

Et après vous être bien pénétré de cette leçon, retenez ces règles afin de les mettre en pratique :

  • luttez contre toutes les formes de laisser-aller
  • refusez les jouissances immédiates : différez-les
  • rejetez toute forme d'inactivité : travaillez mieux et plus


QUATRIÈME LEÇON

Continuons à passer en revue les défauts contre lesquels il faut lutter pour avoir la maîtrise de soi.

Rappelons les trois premiers :

1. le laisser-aller
2. le désir de jouissance immédiate
3. l'inactivité

4. l'influençabilité : Le mot n'est pas très joli, mais il désigne une attitude passive qu'il faut rejeter. La publicité, l'information écrite, la télévision, la communication avec autrui, exercent constamment une pression sur vous, pression à laquelle il faut savoir résister. Ne vous précipitez pas chez le commerçant le plus proche pour acheter le dernier gadget dont on parle; ne vous laissez pas influencer par l'opinion de tel chroniqueur ou de tel journaliste de la télévision. N'agissez pas sans réfléchir dans le sens conseillé par tel ou tel ami en qui vous avez confiance. Faites fonctionner votre sens critique afin de ne pas être le jouet docile de cette masse d'infor-mations et de suggestions qui vous submerge. Souvenez-vous de l'une des règles énoncées par Descartes : "ne jamais recevoir une chose pour vraie que je ne la connusse être telle". Pour être maître de soi, il faut résister en permanence aux jugements tout faits et aux suggestions. C'est une attitude fondamentale à cultiver. Agissez seulement en fonction de vos propres réflexions, des opinions que vous aurez acquises personnellement et après une décision que vous aurez préalablement bien pesée.

5. la dispersion : L'un des maux dont on souffre le plus à notre époque, c'est le manque d'attention et le manque de concentration. Développer son attention et son pouvoir de concentration fait de toute évidence partie de la re cherche d'une plus grande maîtrise de soi.

Exemple : vous lisez un ouvrage sérieux et vous perdez le fil du texte en pensant à autre chose, tandis que vos yeux continuent à parcourir les lignes ; puis, lorsque vous prenez conscience de votre distraction, vous constatez que vous êtes une page et demie plus loin, sans avoir la moindre idée de ce que vous avez eu sous les yeux. Voilà un cas fréquent de manque d'attention. Si vous êtes totalement maître de vous, vous êtes capable de fixer votre attention sur ce que vous avez décidé de lire et vous y parvenez sans vous laisser distraire.

Autre exemple : vous avez une décision importante à prendre. Vous devez y réfléchir pour peser soigneusement le pour et le contre. Mais pendant que vous faites le point votre esprit se laisse entraîner par d'autres pensées. Une ou deux minutes après, vous vous en rendez compte et vous revenez à votre sujet de réflexion principal;, puis votre esprit vagabonde de nouveau. Voilà un cas typique de manque de concentration qui ne se produirait pas si vous aviez une plus grande maîtrise de vous.

Exercice pour développer l'attention extérieure :
Cet exercice est connu sous le nom de "marche consciente". Profitez d'une promenade solitaire pour essayer de prendre conscience de tous les mouvements. du corps qui accompagnent la marche. Vous soulevez le pied gauche et vous le faites passer devant le pied droit. Essayez de sentir le mouvement intérieur des muscles de vos mollets et de vos cuisses. Puis le pied se pose : percevez la sensation du choc du pied contre le sol. Ensuite faites les mêmes observations lorsque c'est le pied droit qui va se soulever et avancer. Analysez aussi les sensations qui se produisent par le mouvement de balancement de vos bras. Essayez aussi de percevoir les sensations des vêtements qui se déplacent sur votre peau au cours de ces mouvements. En prenant conscience de mouvements de votre corps et de sensations auxquels vous n'êtes pas attentif habituellement, vous développerez votre capacité d'attention. Au début, vous ne ferez que quelques pas ainsi, puis davantage et ensuite vous marcherez quelques minutes, de façon consciente, votre attention étant uniquement portée sur les sensations que nous venons d'indiquer.

Exercice pour développer votre pouvoir de concentration intérieure:
Placez-vous devant un grand mur vide. Regardez-le et imaginez qu'avec une craie ou un marker en feutre, vous dessinez un très grand carré de 1 m à 1 m 50 de côté. Efforcez-vous de voir la craie marquer le mur et de suivre lentement des yeux ce tracé, côté par côté.

Autre exercice :
Prenez un ouvrage difficile. Lisez-en dix lignes en vous efforçant de ne pas vous laisser distraire. Relisez plusieurs fois si vous n'avez pas tout compris. Le lendemain, lisez de nouveau ce texte et ajoutez-y dix lignes supplémentaires en procédant de la même façon.

De cette leçon retenez bien deux règles que vous essaierez de mettre en application :

  • Résistez aux influences de la publicité, de l'information, de vos amis. N'acceptez une chose pour vraie qu'après l'avoir passée au crible de votre esprit critique.
  • Luttez contre la dispersion mentale. Essayez de développer votre attention extérieure et votre concentration intérieure.


CINQUIÈME LEÇON

Vous le voyez, ces leçons vous donnent un grand nombre de conseils pratiques. Mais il ne suffit pas de lire ces leçons et ces conseils pour acquérir la maîtrise de soi. Seule la pratique peut vous donner les résultats que vous escomptez.

Avant de poursuivre et d'aborder d'autres sujets, nous allons vous donner des conseils vous permettant de tirer le meilleur parti de ce cours.

Une bonne habitude consiste à porter sur soi une petite carte sur laquelle on inscrit la règle que l'on veut suivre. Vous l'aurez dans votre portefeuille, porte-billets ou sac à main, de façon à la retrouver plusieurs fois par jour ou la prendre en main à moment perdu (en cours de transport, ou pendant que l'on attend à un guichet).

Sur cette carte, vous inscrirez par exemple "lutte contre le laisser-aller" en gros. Puis, en dessous, les points clés, ou le résumé de ce que vous avez lu dans ce cours.

Exemple :

Lutte contre le laisser-aller :

  • bonne tenue vestimentaire
  • attitude physique droite
  • voix ferme
  • articulation nette
  • propreté méticuleuse

Vous pourrez également faire figurer en bas de cette fiche une formule d'autosuggestion, point sur lequel nous nous arrêterons dans quelques instants.

Exemple : « en toutes circonstances j'ai une attitude dynamique » ou « je me tiens chaque jour de plus en plus droit et j'articule de mieux en mieux ».

Ainsi, vous reprendrez cette fiche et ferez porter vos efforts pendant une semaine sur le point qu'elle évoque. Si nous prenons le cours depuis le début, vous aurez déjà cinq fiches :

1. lutte contre le laisser-aller
2. lutte contre la jouissance immédiate
3. lutte contre l'inactivité
4. lutte contre l'influençabilité
5. lutte contre la dispersion.

Ce sera donc un programme pour cinq semaines, programme que vous compléterez avec les leçons suivantes. Venons-en maintenant à l'autosuggestion.

Tout le monde a entendu plus ou moins parler de la fameuse méthode créée par Emile Coué. Après avoir connu une vogue considérable entre les deux guerres mondiales, elle tomba un peu dans l'oubli. Ce fut la réaction contre un engouement excessif. Il n'en reste pas moins vrai que l'autosuggestion peut jouer un rôle déterminant dans la modification de nos attitudes mentales, problème qui nous préoccupe dans la recherche de la maîtrise de soi.

L'autosuggestion est basée sur une observation scientifique des psychologues, que William James a résumée ainsi :

« Toute idée fortement implantée dans notre cerveau porte en elle une force intrinsèque de réalisation »

Ce qui veut dire qu'en dehors de tous les autres facteurs qui peuvent intervenir favorablement dans le même sens, une idée fortement ancrée dans notre esprit aura en elle-même, une tendance à se réaliser, à se traduire par des faits.

Si je me pénètre de l'idée que je suis plus calme, je deviendrai plus calme par ce seul fait. Bien sûr, si je fais, en plus des efforts, le résultat sera d'autant meilleur. Mais le simple fait de se pénétrer de l'idée aide à atteindre l'objectif.

Vous voyez tout le profit que vous pouvez tirer de ce principe. L'autosuggestion en est la plus simple application, mais c'est le même principe qui explique la suggestion mentale à distance, c'est-à-dire l'art d'influencer les autres à distance, phénomène à priori surprenant et pourtant d'une réalité incontestable!

L'autosuggestion a précisément pour but de nous imprégner des idées-forces correspondant à nos objectifs. Elle consiste simplement à se répéter mentalement, ou à voix basse si on est seul, une formule positive résumant l'objectif désiré, l'attitude souhaitée, la qualité à améliorer.

Exemple :
je suis de plus en plus actif, mon travail me passionne de plus en plus.

ou encore :
je suis de plus en plus attentif, ma concentration s'améliore chaque jour.

Vous répétez la formule que vous avez choisie, de dix à vingt fois le matin, autant à midi et autant le soir, au lit, avant de vous endormir. Veillez simplement à rédiger des formules d'autosuggestion positives :

Vous dites : mon attention se développe de plus en plus.
et non : je suis de moins en moins distrait.

D'autre part, chaque fois que vous le pourrez, vous essaierez de voir en pensée les résultats de votre autosuggestion : si vous vous répétez : « je me tiens de plus en plus droit », voyez-vous mentalement dans cette attitude, dans la rue, à l'université, ou au bureau avec des amis, etc.

Vous ajouterez donc à votre carte-résumé, comme nous vous l'avons conseillé, une formule positive d'autosuggestion que vous utiliserez trois fois par jour pendant une semaine (ce qui n'empêchera pas de la relire à chaque fois que, dans la journée, vous reprendrez en main votre carte).

En résumé :

  • préparez-vous des cartes-résumé pour les cinq préceptes déjà
    étudiés
  • rédigez-vous des formules d'autosuggestion
  • commencez cette semaine à vous attacher à suivre le premier
    conseil, puis passez au second la semaine prochaine


SIXIÈME LEÇON

Il y a encore bien des défauts contre lesquels il faut lutter pour acquérir la maîtrise de soi. Nous allons voir aujourd'hui quelques attitudes qu'il faut rejeter pour être indépendant et maître de soi.

1. la vanité, la présomption, la fatuité, l'orgueil

Voilà des défauts contre lesquels il faut lutter, car ce sont des défauts qui sont liés à nos relations avec autrui et qui marquent une réelle dépendance de l'opinion des autres, dépendance que l'on s'efforce de compenser en essayant de paraître supérieur (ce qui ne trompe pas longtemps). Si vous êtes orgueilleux ou prétentieux, c'est que vous êtes soucieux de l'effet que vous produisez. Or, être maître de soi, c'est être indépendant des autres, dirait Monsieur de La Palice. Ce sont donc des défauts à éliminer, si vous en êtes atteint. Attention ! l'orgueil et la fatuité sont à distinguer de la fierté. Vous pouvez avoir de la fierté, surtout envers vous-même, vous pouvez éprouver une satisfaction à avoir bien accompli une tâche, à avoir réussi un examen pour lequel vous avez fourni un effort, à avoir acquis une plus grande maîtrise de vous-même. Cela n'est pas négatif et n'est pas interdit. Ce qui l'est, en revanche, c'est d'étaler ses propres mérites pour essayer d'éblouir autrui.

2. l'envie, la jalousie

Là encore, il s'agit d'un sentiment de dépendance envers les autres. Luttez contre les sentiments d'envie. Si telle personne se trouve dans une situation enviable, faites ce qu'il faut pour y parvenir. Au lieu d'envier négativement quelqu'un, cherchez à voir quelles qualités lui ont valu ces succès. Et si vous venez, vous, d'essuyer des.échecs, analysez-en courageusement les causes. Soyez indépendant, refusez les sentiments d'envie.

3. la haine, le ressentiment

Voilà encore des attitudes négatives qui vous mettent dans des relations de dépendance envers autrui. Vous n'avez rien à gagner en entretenant en vous de tels sentiments. Efforcez-vous de les éliminer. Ils vous feront plus de mal à vous que vous n'en ferez à l'autre par votre vengeance !

4. la curiosité envers les autres

La curiosité envers les choses est excellente. Vouloir en savoir plus, cherchez à comprendre le monde qui nous entoure est parfait. Ce que nous rejetons dans notre recherche de la maîtrise de soi, c'est la curiosité pusillanime à propos des affaires des autres. Vous avez des gens qui ne cessent de vous poser les questions les plus indiscrètes. Ne soyez pas de ceux-là ! Ne posez à quelqu'un une question le concernant que dans un but bien précis, et non pour satisfaire uniquement votre curiosité. Celui qui est maître de lui reste secret, ne se livre pas volontiers, et inversement reste discret et ne fait pas des autres la cible de sa curiosité.

5. la manie de la justification

Si vous êtes indépendant des autres, vous ne chercherez pas non plus, à l'inverse de la curiosité, à livrer tous vos secrets, à justifier toutes vos actions. Agissez avec indépendance et n'éprouvez pas le besoin d'expliquer à tout propos ce que vous faites, comment vous le faites et pourquoi vous le faites. Avoir le besoin de se justifier montre qu'on se place dans une position de dépendance envers celui à qui l'on s'adresse. Etre maître de soi, c'est refuser cette dépendance.

Exercice :

voyez parmi les cinq attitudes de dépendance que nous venons d'évoquer, celles qu'il vous arrive trop souvent d'avoir. Classez-les par ordre décroissant et notez sur une fiche que vous devrez lutter contre ces tendances.

Prenez cette fiche avec vous. Chaque jour, faites le point,
en fin de journée, pour voir si vous avez cédé à
ces tendances ou si vous avez résisté.


SEPTIÈME LEÇON

Celui qui est maître de lui a une attitude extérieure calme, posée, pondérée, sereine. Il ne s'impatiente pas, il ne laisse pas lire ses sentiments sur son visage et naturellement il ne se met jamais en colère.

Voyons dans cette leçon et la suivante comment vous allez maîtriser votre apparence extérieure. On aura, pour ces questions, recours au principe déjà évoqué "la pensée suit l'action". En effet, en vous efforçant progressivement de maîtriser les manifestations physiques, vous dominerez totalement vos sentiments et vos émotions.

Cette partie du cours est extrêmement importante, car ce sont les petits efforts que vous ferez porter sur votre attitude extérieure qui vont modifier progressivement votre tempérament profond et qui vous donneront la maîtrise complète de vous-même. Répétons cette phrase : ce sont les petits efforts que vous ferez porter sur votre attitude extérieure qui vous donneront peu à peu la maîtrise complète de vous-même.

Luttez contre la colère et l'emportement : Bien entendu, celui qui est coléreux de nature, ne peut éviter par un simple effort qu'une agression le mette en colère. C'est un travail de patience qui est à entreprendre. Il faudra commencer par limiter la durée de réaction extérieure de colère. Puisque vous ne pouvez pas du jour au lendemain éviter l'explosion due à un événement qui vous touche, essayez d'abord de stopper les manifestations extérieures de la colère, dès que vous aurez pris conscience de votre état. A ce moment-là, vous pouvez reprendre la situation en main :

  • commencez par respirer à fond et lentement.
  • ralentissez tous vos mouvements, afin d'éviter de prolonger votre colère par des gestes saccadés ou brutaux.
  • parlez lentement et à voix plus basse.

Ce sont ces trois points qui vous permettront de ne plus succomber à la colère. Grâce à ce triple contrôle, vous réduirez de plus en plus la durée de votre colère, jusqu'au jour où la sentant monter en vous, vous la maîtriserez instantanément par la respiration lente et profonde et par le contrôle de la voix.

Si vous ôtes de nature coléreuse, vous compléterez votre entraînement par l'autosuggestion : « je maîtrise ma colère de mieux en mieux » ou « je sens venir ma colère et je la domine de plus en plus rapidement ».

Si vous n'êtes pas coléreux de nature, mais simplement sujet à des accès occasionnels, le triple contrôle "respiration - gestes - parole" sera suffisant pour éviter progressivement toute manifestation extérieure de ladite colère.

Un mot sur la respiration profonde : le contrôle par la respiration s'effectue par une respiration lente et régulière.

Inspirez lentement par le nez en vous efforçant de faire durer l'expiration deux fois plus longtemps que l'inspiration. Certaines personnes obtiennent un résultat encore meilleur en marquant un temps d'arrêt (une seconde ou deux entre l'inspiration et l'expiration, ainsi qu'entre l'expiration et l'inspiration, ou seulement dans l'un des deux cas). Essayez et voyez ce qui vous convient le mieux.

En résumé, vous lutterez contre la colère par le triple contrôle suivant :

  • respiration profonde
  • ralentissement des mouvements et gestes
  • abaissement du rythme et du niveau de la voix

Faites-vous une carte-résumé.


HUITIÈME LEÇON

Nous allons passer à une manifestation moins violente que la colère. Il s'agit de l'impatience.

Vous allez vous efforcer de contrôler l'impatience en analysant les manifestations extérieures par lesquelles elle se traduit chez vous.

L'impatience se manifeste généralement d'une des façons suivantes :

  • mouvements de mains ou de doigts : tapotements ou agitation d'un objet (crayon, stylo, clefs, etc.) ;
  • mouvements de pieds : agitation et battement d'un ou des deux pieds lorsqu'on est assis, ou trépignements lorsqu'on est debout ;
  • mouvements expressifs de la bouche et des yeux traduisant l'impatience · souffle plus rapide
  • rythme précipité de la parole. Il peut y avoir d'autres manifestations selon les individus.

L'impatience et surtout ses manifestations extérieures sont beaucoup plus faciles à contrôler que la colère. Il vous suffira donc de procéder comme ceci :

Faites une liste des manifestations extérieures personnelles de votre impatience. Vous l'inscrirez sur une fiche et vous vous ferez un programme de lutte contre ces manifestations extérieures. Vous commencerez par le plus facile (par exemple ne pas tapoter des doigts) et vous ferez porter votre effort sur ce point jusqu'à ce que vous soyez satisfait des résultats. Puis vous passerez au point suivant. Remarquons au passage que vous aurez peut-être sur vous une ou plusieurs autres fiches correspondant à d'autres points à travailler. C'est précisément le but de ces fiches, de vous remettre en pensée plusieurs fois par jour les points sur lesquels doivent porter vos
efforts.

Comme pour la colère, vous n'avez à vous attaquer qu'aux manifestations extérieures de
l'impatience. La transformation intérieure suivra ultérieurement, sans effort supplémentaire.

En résumé :

Il faut entreprendre une lutte contre les manifestations extérieures de l'impatience.

Pour commencer, faites une fiche personnelle sur laquelle vous inscrirez les manifestations qui vous sont propres.


NEUVIÈME LEÇON

Si nous ne sommes pas flegmatiques de nature, nous avons souvent le défaut de réagir avec excès à des paroles, à des spectacles, à des événements.

Vous êtes allé à un concert que vous avez beaucoup aimé. Pour extérioriser votre satisfaction, vous employez des expressions hyperboliques "ce concert était absolument fantastique, phénoménal, et ce chef d'orchestre est un véritable génie". Pour renforcer vos paroles, vous donnez à votre visage une mimique exprimant que cela dépassait tout ce qu'on peut imaginer et pour faire bon poids, vous accompagnez le tout d'un balancement de la tête et du haut du corps, lequel donne son élan à votre bras droit que vous dirigez de gauche à droite et de haut en bas.

Autre exemple : un de vos amis vous annonce une nouvelle qui vous surprend là encorevous allez employer une expression exagérée accompagnée d'un regard écarquillé, de mouvements de sourcils et de geste de la main ou du bras.

Encore un exemple : vous entendez une détonation ; vous sursautez et vous vous retournez en direction du bruit comme mû par un ressort.

Et un dernier exemple vous avalez un médicament dont le goût est désagréable vous faites une grimace montrant votre déplaisir et vous dites : c'est tout simplement abominable.

Ces quelques exemples montrent que nous avons tendance, pour mieux faire comprendre nos sentiments, à exagérer nos réactions et à prendre des mimiques excessives. Celui qui désire être maître de lui évitera tout excès de ce genre. Il ne manifestera pas ses sentiments ou sensations par des réactions démesurées. Votre objectif doit être de rester impassible en toute circonstance. Un pneu éclate à côté de vous : au lieu de sursauter et de bondir, vous vous retournerez calmement. Vous avalez quelque chose qui a mauvais goût : vous exprimerez (si cela est nécessaire) votre opinion par un mot juste, sans excès et surtout sans grimaces. De même, si vous vous brûlez en mangeant quelque chose de trop chaud ou si vous vous faites mal au doigt en bricolant. Vous veillerez dans toutes ces circonstances à avoir une réaction contrôlée et en rapport avec l'importance des faits.

Naturellement, cela ne veut pas dire que, si on vous annonce une nouvelle triste (quelqu'un qui vous apprend que son conjoint est décédé), vous allez rester de marbre. Rien ne vous empêchera dans un cas comme celui-là, d'exprimer votre compassion par une expression appropriée du visage. L'essentiel est que vous décidiez volontairement de montrer votre sentiment. A l'inverse, si vous devez convaincre un client, ou un représentant de votre maison, de la qualité exceptionnelle de tel nouveau produit qui vient d'être réalisé, vous ne manquerez pas d'être enthousiaste et de témoigner cet enthousiasme par vos paroles, votre visage et même vos gestes.

Là encore, ce qui est important, c'est que vous décidiez volontairement d'exprimer tel ou tel sentiment.

Vous constaterez d'ailleurs que si vous êtes impassible en règle générale, lorsque votre visage s'animera pour un motif valable, cela sera d'autant mieux perçu et apprécié de vos interlocuteurs.

A part les cas où il est utile de souligner des sentiments ou des sensations par le visage, la voix, le vocabulaire, les gestes, vous vous ferez une règle de rester impassible en toutes circonstances.

Comme nous venons de le voir, cela s'applique d'une part, aux réactions devant des événements qui se produisent devant nous, ou que l'on nous rapporte, d'autre part, à l'expression de nos idées, sentiments ou sensations. Dans un cas, il y a réaction, dans l'autre, action spontanée, mais dans les deux cas, il faut apprendre à lutter contre ces mouvements exagérés.

La conquête de soi-même, l'entraînement à la maîtrise de soi commencent par là. Vous y attacherez une importance particulière. C'est grâce à la maîtrise de ces expressions extérieures que vous ferez des progrès dans la maîtrise profonde de vous-même.

Faites d'abord le point de vos faiblesses

1. avez-vous tendance à exagérer les mouvements de bras ou de mains lorsque vous parlez ?
2. avez-vous tendance à parler trop fort lorsque cela correspond à vos sentiments intérieurs (enthousiasme, ou mécontentement par exemple) ?
3. avez-vous tendance à employer un vocabulaire hyperbolique ?
4. avez-vous tendance à exagérer les mimiques de votre visage pour renforcer l'expression de vos sentiments ?

Commencez par vous améliorer sur les points les plus faciles. Faites-vous une carte résumé. Notez les points sur lesquels doit porter votre effort.

Vous serez surpris de voir après quelques semaines d'entraînement à quel point ce contrôle des réactions extérieures entraîne une maîtrise intérieure de plus en plus grande. Un programme d'amélioration sur ce point pourrait presque à lui seul transformer une personnalité. En vérité, vous venez d'apprendre l'un des grands secrets qui conduisent à la maîtrise de soi.

Rappelez-vous donc cette règle :

Il faut lutter contre toute manifestation de réaction ou d'expression excessive sur le visage, dans la voix, par les mots et par les gestes.


DIXIÈME LEÇON

Vous avez certainement des projets personnels destinés à améliorer la qualité de votre vie : projets matériels ou projets professionnels ou projets de perfectionnement personnel.

Puisque vous vous intéressez à la maîtrise de soi, vous faites partie des individus qui désirent tirer le maximum de profit des ressources qui sont en eux, et qui veulent acquérir une personnalité plus forte. Vous avez donc une motivation très positive sur ce plan et un désir d'obtenir des résultats. Mais il ne suffit pas de désirer les choses, il faut les obtenir, et généralement cela demande un effort. Là encore il ne suffit pas de faire un effort dans l'enthousiasme initial, mais il faut persévérer.

Et c'est alors que les choses deviennent plus difficiles. S'il est relativement simple d'entreprendre l'effort initial, il est malheureusement plus ardu de persévérer dans ledit effort. Cela demande un nouvel effort ! Combien d'entre nous abandonnent un magnifique projet et se privent d'extraordinaires résultats parce qu'ils n'ont pas su persévérer. Vous connaissez la triste aventure du chercheur d'or qui creuse, qui creuse, et qui, par lassitude, décide d'arrêter ses recherches et de cesser de creuser... alors qu'il n'était plus qu'à cinquante centimètres du filon aurifère. Les difficultés ne doivent pas nous arrêter et quand on est maître de soi on ne doit jamais suspendre ses efforts tant que l'on n'a pas atteint son but. Il est facile de se décider à faire un effort, même intense, en vue d'obtenir un certain résultat, mais il est beaucoup plus difficile d'avoir de la continuité dans l'effort. S'il y a un domaine où la maîtrise de soi se constate aisément, C'est bien celui-là, car celui qui règne sur lui-même sait S'imposer régularité et continuité dans ses entreprises.

Voilà donc une nouvelle occasion de faire une analyse personnelle et de voir si vous manquez à cette règle de régularité et de continuité dans l'effort. Si vous avez l'impression que c'est un de vos points faibles, il faut entreprendre une rééducation de votre volonté dans ce domaine.

Vous commencerez par des choses faciles. Par exemple, vous avez décidé de brosser votre costume tous les matins : vous vous fixerez un point de repère quotidien : disons après le petit déjeuner ; alors, sous aucun prétexte, vous ne renoncerez à brosser votre costume.

Autre exemple : le dentiste vous a conseillé en plus du brossage habituel des dents le matin, de faire un brossage le soir. Faites-vous une règle absolue de ne pas l'oublier.

Encore un exemple : vous décidez d'apprendre l'anglais par vous-même. il est conseillé dans ce cas d'étudier un peu chaque jour. Vous vous efforcez d'y travailler tous les soirs sans exception pendant six mois. Eh bien, pendant ces six mois vous vous refuserez d'aller vous coucher sans avoir fait votre étude quotidienne.

Si vous rentrez un soir très fatigué, vous vous contenterez peut-être de réviser la leçon de la veille pendant deux ou trois minutes, mais vous ne faillirez jamais à la règle que vous vous serez fixée.

Commencez donc par de très petites choses et vous ferez peu à peu des progrès.

Faites-vous une fiche pour y porter cette règle à ne jamais oublier :

Pour réussir, il ne suffit pas de faire un effort intense de courte durée, il faut au contraire s'astreindre à la continuité dans l'effort.


ONZIÈME LEÇON

Vous avez eu au cours des leçons précédentes des indications précises sur la façon de vous entraîner à la maîtrise de soi. Aujourd'hui, nous allons vous donner des exercices complémentaires qui vous aideront et qui parferont votre programme d'amélioration personnelle.

Exercice n° 1 :

Lisez un article de journal. Soulignez toutes les phrases où l'auteur émet une opinion personnelle sans donner de preuves suffisantes (chiffres précis, statistiques, précisions de noms, de lieux, exemples authentifiables, etc.). Cet exercice vous habituera à ne pas vous laisser influencer par des déclarations ou affirmations sans preuve.

Exercice n° 2 :

Résumez un article de journal en le ramenant à 15, 20 ou 25% de sa longueur initiale. Gardez votre résumé pendant une semaine. Refaites alors un résumé de votre résumé en le raccourcissant de moitié. Cet exercice développe votre attention et votre concentration.

Exercice n° 3 :

Choisissez trois sujets de réflexion extérieurs (la guerre atomique, le dirigisme économique, la culture la plus répandue dans votre région, etc.) ou personnels (vos prochaines vacances, l'amélioration de vos revenus, votre vie familiale, etc.) ou un mélange des deux. Avec un réveil ou un compte-minutes, réfléchissez à chacun des trois sujets, successivement pendant une minute. Veillez à ne pas quitter le sujet pendant la minute qui lui est consacrée : vous ne devez penser ni aux deux autres sujets ni, bien sûr, à autre chose. Cet exercice développe la concentration.

Exercice n° 4 :

Dès que vous rencontrerez au cours d'une lecture, un mot inconnu ou mal perçu, faites-vous une règle de prendre immédiatement votre dictionnaire pour en rechercher le sens exact. C'est un exercice d'autodiscipline qui naturellement favorise la maîtrise de soi et bien sûr enrichira votre vocabulaire.

Exercice n° 5 :

Décidez que tel jour, à midi, vous sauterez votre repas (vous boirez en revanche beaucoup d'eau et si vous aimez cela, une tasse de café ou de thé). Exercice d'affermissement de la volonté et de la maîtrise de soi.

Exercice n° 6 :

Placez-vous dans des circonstances où vous êtes baigné par le bruit (une avenue très bruyante ou de la musique très rythmée et très forte). Efforcez-vous dans ces circonstances de lire sans vous laisser distraire par le bruit. Essayez aussi de réfléchir à un sujet que vous aurez choisi.
Exercice de maîtrise de soi et de concentration.

Exercice n° 7 :

Habituez-vous au froid et au chaud. Profitez de journées d'hiver très froides pour sortir sans excès de vêtements, de façon à ressentir le froid lorsque vous quittez votre intérieur. Au lieu de vous contracter, ce qui ralentit la circulation du sang dans les membres concernés et vous
empêche d'avoir moins froid, détendez-vous au contraire et réchauffez-vous par une marche accélérée. Habituez-vous à n'avoir chez vous que 18°. Inversement, en été, supportez d'être relativement couvert pendant les grosses chaleurs. S'habituer à supporter le froid et la chaleur contribuera à accroître votre maîtrise de soi.

Exercice n° 8 :

Evoquez mentalement des souvenirs, mais pas uniquement en images. Essayez de ressentir le souvenir des sons, des odeurs, du goût, du toucher. Nous sommes très-habitués à évoquer par notre mémoire des sensations visuelles du passé, moins celles des autres sens. Faites donc porter votre effort sur cette mémoire auditive, olfactive, gustative ou tactile. Au début, c'est assez difficile; puis on fait rapidement des progrès. Exercice de concentration et de mémoire.

Exercice n° 9 :

Si votre activité est surtout intellectuelle, mettez à votre programme quotidien cinq minutes de gymnastique ou de jogging, ou si votre emploi du temps le permet, une heure de marche. Si, inversement votre activité est surtout physique, mettez à votre programme quotidien une demi-heure d'étude de votre choix ou de lecture de qualité. Cet exercice vous donnera de l'équilibre et favorisera la maîtrise de soi.

Exercice n° 10 :

Etendez-vous sur le sol ou sur un lit très ferme. Restez absolument immobile pendant 30 secondes, puis une minute, puis deux, trois ou cinq minutes. Surtout, ne raidissez pas vos muscles, détendez-les tous au contraire pour continuer cet exercice sur la maîtrise de votre corps à une détente salutaire.


DOUZIÈME LEÇON

Nous avons vu ensemble ce qu'il ne fallait pas faire et ce qu'il fallait faire pour acquérir la maîtrise de soi. Faut-il redire qu'il ne vous suffira pas de lire le texte de ces leçons pour acquérir la totale maîtrise de vous-même ? Ces leçons il faudra, certes, les lire et les relire, pour bien vous en pénétrer ; mais il faudra surtout mettre en application les conseils qu'elles contiennent. Vous vous aiderez aussi des fiches-résumés qui vous rappelleront les grandes lignes de votre action à divers moments de la journée. Enfin, vous aurez recours à l'autosuggestion pour vous aider à acquérir les bons réflexes et les bonnes attitudes mentales.

Pour tirer le meilleur parti de ce cours, il faut que vous fassiez un plan personnel d'entraînement à la maîtrise de soi. Passez bien en revue tous les points sur lesquels vous ne respectez pas les règles que nous avons énoncées. Classez-les par importance (celles auxquelles vous manquez souvent ou gravement) et par ordre de difficultés (les points sur lesquels vous sentez que vous pouvez obtenir une amélioration rapidement). A partir de là, vous créerez votre programme personnel de développement de la maîtrise de soi.

Ce programme pourra d'ailleurs déborder le cadre de la maîtrise de soi et comporter un plan d'amélioration personnelle sur d'autres points : approfondissement de la culture, étude d'une langue, développement de la mémoire, lutte contre la timidité, entraînement à l'art de parler, etc.

Au début, vous aurez peut-être le sentiment d'être pris dans un carcan ne vous laissant plus de liberté, plus de temps libre et ne comportant que des efforts. Puis, peu à peu, vous constaterez que les choses deviennent plus faciles et l'effort plus naturel. Plus vous aurez de volonté, plus vous vous maîtriserez, plus il vous sera facile de progresser davantage. Vous finirez par acquérir les bons réflexes, et les attitudes qu'aujourd'hui vous devez adopter par un effort conscient deviendront spontanées et inconscientes. Ce sera la preuve que vous avez gagné la partie.

Pendant toute la période d'entraînement vous aurez des échecs. Que cela ne vous décourage pas, car c'est tout à fait naturel. Comme nous l'écrivions au début de ce cours, la maîtrise de soi va à l'encontre de nos tendances naturelles. Chassez le naturel, dit le proverbe, et il revient au galop. Il n'est donc pas surprenant que vous connaissiez des hauts et des bas, que vous subissiez des échecs, que vous ayez des régressions. Il n'est pas possible de modifier notre nature profonde en quelques jours. C'est un effort qui demande généralement plusieurs mois, bien qu'on remarque souvent des résultats dès les premières semaines. Cependant pour être maître de vous de toutes les façons que nous avons voquées et dans toutes les circonstances, il vous faudra de trois à douze mois. N'abandonnez pas votre effort après quelques semaines, ce serait dommage. Sachez que le succès est au bout du chemin. En poursuivant votre effort, vous triompherez et vous aurez alors en vous une force qui vous donnera une puissante personnalité. Vous pouvez faire partie de ceux que l'on envie pour leur parfaite maîtrise d'eux-mêmes. La maîtrise de vous-même vous permettra de triompher des obstacles et d'atteindre tous les buts que vous vous fixerez. Vous pourrez placer la barre très haut, car vous aurez en vous tout ce qu'il faut pour réussir ou pour acquérir ce que vous saurez nécessaire à la réussite. Vous vous maîtriserez vous-même, mais votre personnalité s'imposera tout naturellement auprès des autres et vous aurez aussi tout pour maîtriser votre destin. Vous réussirez votre vie parce qu'elle sera telle que vous l'aurez choisie et parce que vous saurez toujours trouver en vous l'énergie nécessaire à la réalisation de vos desseins. La maîtrise de soi permet de trouver le bonheur dans la vie intérieure, dans la vie sentimentale et dans la vie professionnelle. La clé du succès est entre vos mains.

Friday, May 14, 2010

Poèmes

TANT MON AMOUR POUR TOI…

Que mon homme chérit pour toujours
Ce front éclairé de cette amour
Qui jadis portait cet emblème
Du plaisir qui faisait mon charme

Belle qu’elle fut par excellence
Et dans ces rayons luminances
Qui ont pour ainsi dire de l’ampleur
Quant elles pénétraient en nos cœurs

Au teint parfait la femme des rêves
O beauté, joie à mes entraves
Du ciel ou de l’enfer qu’importe

Propice fut ce moment divin
Qui nous pochardait comme du vin
Du temps où nous fumes dans cet Eden

DAME NOIRE

Dame noire en qui avons toute foi
Au cœur bon où résonne cette voix
De paix et d’amour à leur être
Que jadis avaient nos ancêtres

Toujours plus qu’aussi vénusienne
La sauvegarde de ton honneur
Pour cette journée qui est la sienne
Ne sera point pour nous horreur

Louant ta belle image du ciel
Brillant aux rayons du soleil
Dame, éducatrice de nos âmes

Ainsi sous tes plus forts appas
Dame, tu guidas nos premiers pas
En ce monde où se meurt le charme

DIVIN MIRACLE D’AMOUR

Doux et beau paysage reposant
Ainsi Nature nous offre souvent
Des aumônes inestimables
Afin de rendre la vie agréable
Nature par miracle d’amour
Confia au monde velours
Sagesse, souffle de vie et gloire
Mais les hommes devinrent si avares

Qu’ils l’occirent dans ce paradis
Mais sa grâce ne fut point tarie
Pour ces hommes qu’il a tant aimé

Et la terre toujours comblée
Par ces bienfaits promis d’emblée
A la création de cette humanité

CONSOLENTE MORT

Clémente mort, signe de liberté
Ainsi sous tes traits vénustés
Tu délivres de cette servitude
Du corps qui est une habitude

Tu libères ainsi du corps l’âme
Et cette erreur de l’homme infâme
Te prêtes une allusion funeste
Prouvant que les hommes te détestent

Tu soulages l’âme par ton repos
En l’offrant ton précieux cadeau
Qui est sans doute ton sens libre

Consolatrice des affligés
Joie des âmes qui ont tant peiné
Nous t’implorons, O sublime mort

MIGNONNE EST LA ROSE…

Mignonne est la rose de ma vie
Qui sans cesse procure cette envie
De pouvoir ainsi la chérir
Quotidiennement avec plaisir

Ainsi ce nom panoraculaire
Apporte tant de vertu sur cette terre
Qu’autrefois les nones de janvier
Placés en mon âme comme levier

Comme dans l’état de l’ivresse
Mon cœur se sent entré en transe
Chavirant dans cette amour sombre

Pour ce cœur si helleniesque
Qui d’un amour paradisiaque
Me plonge dans l’éternelle extase

HYMNE A LA BEAUTE

Quand finissait ce bel Apollon
Et son siècle de néant
O rose, que tu sentais bon
Comme le début d’un nouvel an

Ainsi pour cette plus grande beauté
Qui n’est sans doute que velours
Héritage de Junon cette clarté
Qui parait brillant en votre tour

Les hommes sont si pervers
En cherchant leur propre plaisir
Qu’ils voient ton charme à l’envers
Pour ne satisfaire que leur désir

Inconnu de part ta nature
Tu ne nous procures que bonheur
Tu nous mènes avec envergure
Nous enivrant comme une liqueur

En t’offrant la nature divine
Sous les traits d’adorables anges
Avec leurs miracles qui te changent
En cette forme toujours câline

Ni celle qui apparaît d’enfer
Comme celle qu’on vous préfère toujours
Nous regardant comme des vautours
Sous des grands masques de fer

Qu’importe ton origine
Tu possèdes un charme très beau
Qui nous est offert comme cadeau
Sous des mains aussi mignonnes

Nul ne saurait défier ton charme
Satisfaction indispensable
Qui n’est sans doute qu’agréable
Que tu donnes aux âmes des hommes

Tu es la plus pure, la plus chaste
Tu procures une grâce exceptionnelle
Non seulement dans le charnel
Mais surtout dans un humaniste

Elles n’ont pas su te résister
Qu’elles se sont brouillées, mais Venus
Malgré Junon et ses grands bonus
Remporta et fut ainsi couronnée

EXALTATION D’UNE REINE

Sublime et clémente reine!
Votre charme orne les profondeurs
De mon cœur comme le fond d’une arène
Hanté par des esprits gladiateurs

Mon cœur gémit avec amour
Sous vos déclarations de velours
Que votre amitié dans ma tour
Soit fortifiée pour toujours

Ainsi ce destin si pervers
M’offrant un salut inutile
Mon cœur vous aimera jusqu’en enfer

Dans cette amour avec partage
La mort n’est point sans orage
En cette âme purement extasiée

HYMNE A LA VERTU

O doucissime mignonne
Beauté fraîche d’Athènes
Avec cet être de reine
Qui nous passionne

Daignez consoler l’âme
De ce pauvre homme
Jour et nuit versant des larmes
Pour vous déclarer sa flamme

Si de cette amour
Il en découlera toujours
Ne fut ce que du velours
Volontiers elle sera dans ma tour

Par vos rayons luminances
Qui garantissent cette confiance
Avec une grande puissance
Bouleversant ainsi notre existence

Vous avez une telle clarté
Émanant d’une sublime beauté
Qui offre à l’âme une acuité
Avec grande préciosité

Par votre splendeur
Que je dois à votre heur
Je vous tends ces clameurs
Des âmes sans honneur

DECLARATION INEDITE

Vous avez une voix de sirène
Et de la clarté de la lune
Avec une âme que rien ne peut
Où sont exprimés tous ces vœux

Votre personne a deodoré mon âme
Et votre présence me transperce comme
Une lame à double tranchants
Me privant de vos merveilleux chants

En moi ce manque de courage
De ne pouvoir vous chanter à travers les ages
L’amour que je vous porte toujours
Ne mérite la vie, moins encore la mort

Lorsque j’eu aperçu ta sublimissime
Et grande beauté, en mon homme
Le trouble fut important et énorme
Qu’émettez avec candeur votre charme

BEAUTE

Votre destin entre les mains des Parques
Vous menant à leur gré dans cette Barque
Où votre heur par l’amour de Pétrarque
Est exprimé en des sains vers italiques

Cet’amour qui de l’Olympe radieux
Met en votre chemin des dons précieux
Et repose en des certains lieux
Votre beauté sous un charme glorieux

Grandiloquentes sont les louanges des muses
Qui à votre beauté offre une telle apothéose
Que ces gardes prétoriennes fidèles et généreuses
Ne sauraient vous offrir en mort heureuse

La noble personne du poète Orphée
Par son sens distingué d’équité
A su parfaitement exalté votre sublimité
Nous épargnant de cette prolixité

Par sa musique la plus belle, Amphion
Aurait su parcourir sans coup férir l’Achéron
Pour ramener des enfers cette beauté qu’Apollon
Ne pouvait, avec Hadès, lier par un juron

Ce monde qui, charmait par les Nymphes
Dieux de nos jours à l’église apocryphes
A lancé aux hommes cette apostrophe :
De ne comparer votre beauté aux Sylphes

Beauté à laquelle par ses jugements l’univers
Ne puit exprimer un sentiment de revers
Beauté dans laquelle nous distinguons à travers
Les poèmes d’amour d’étonnants vers

Ni par ses chants les plus beaux, Pan
N’aurait pas bien chanté ce nouvel élan
Qui annonce le début d’un nouvel an
Immortalisait en un soleil rayonnant

Prospère votre beauté sous Mécène
Lui, qui de cet amour pour Athènes
N’offre asile qu’aux entrailles d’une reine
Que la Némésis d’elle-même nomme mignonne

MIGNONNE

Ainsi toujours mignonne
Avec ces attitudes de reine
Beauté et voix de sirène
En nous font taire la rancune

Votre beauté á la morphine
Écarte en nous ce gène
Et ouvre l’âme comme un urne
Chassant de nous cette haine

A vous nous dédions cette hymne
Amour en vous fleuronne
Votre être sans cesse incarne
Le courage d’une héroïne

Ainsi votre charme prône
Les beautés des âmes divines
Qui sont toutes pleines
D’amour pour nous câline

Vous avez une voix de lionne
Qui du courroux céleste émane
Secouant ainsi le grand chêne
Frappant la grande Babylone

Beauté qui ne se fane
Qui vainqueur fut d’Athènes
Porteuse toujours de la couronne
Qui mise jamais sur personne

SI LE GRAIN NE MEURT…

Si le grain ne meurt
Pour toujours il demeure!

La vie comme une épreuve
Sans cesse devant nous des entraves
Qui font des faibles des épaves
Et rend ainsi les forts en cave

La grande vertu qu’est la patience
N’est donnée à nulle existence
Moins encore à la science
Mais a sa source dans le silence

Aujourd’hui rejeté par le monde
Ignoré des uns pour inonde
Demain récupéré par abonde
Estimé des tous pour surabonde

Souffrance! Toi étape du salut
Notre seul et unique but
Ton chemin point n’aboutit en rue
Mais sagesse en toi est attribut

Persévérez frères dans cet univers
Les difficultés n’y sont qu’éphémères
Malgré cette résistance de fer
Qui nous fait croire à un enfer

Nous ne pouvons rien contre la Nature
Mais tous pour notre devenir
Garantissons ainsi notre avenir
Pour que nous ne puissions pas souffrir

Bien des gens en ce monde sont morts
Et ont disparu ainsi que leurs corps
S’ils ont vécu de manière à avoir tort
Comprenez combien est terrible leur sort

Jouissons donc de ce temps précieux
Créons ainsi un monde merveilleux
Où nos amis nous seront avantageux
Sur la terre comme dans les cieux

Si le grain ne meurt
Pour toujours il demeure!

PERVERSION DE LA VIE

Autrefois les désirs des hommes
N’étaient comblés que par les prémices
Et seule la vertu n’était que sublime
Aujourd’hui le temps n’a point de grâce

Si belle j’ai rêvé cette existence
Qu’elle n’en sortirait qu’aisance
Mais en ces jours pervertie par la science
Cette vertu qui n’était que puissance

Si des gens de condition basse
Ne peuvent rendre avec délicatesse
Cette vie qui n’est que caresse
Elle ne leur restera qu’ivresse

Dans cette vie avec partage
Point évitable n’est l’orage
Qu’à travers ces éphémères âges
Nous n’accueillons que le sage

GRANDEUR DE L’AMOUR

Votre amour en ma citadelle
Est tellement immortelle
Même nos croyances rebelles
Ne peuvent rien contre elle

Ta beauté éternise en mon cœur
Cette grandissime luminosité
Que les ténèbres avec leur rancœur
Ne peuvent arrêter l’intensité

Cet amour héritage prestigieux
Envoyé du haut par les dieux
En ces âmes où se meurt le glorieux
Et où rien ne leur est précieux

MERE

C’est d’une amour chère
Qu’en moi vous êtes mère
Vous qui la première
Conduisit mes pas sur terre

Toujours présente votre âme
Près de nous qui la lame
De ce monde larmes
Ne puit que faire drame

Mère à la beauté immortelle
Au cœur d’une citadelle
Source de toute vie en elle
Toujours aussi naturelle

Avec courage et patience
Vous avez supporté mes insolences
Et vous avez avec confiance
Donné à votre sang une chance

Mère, ainsi vous serez toujours
Comme des gardes sur la tour
Protectrice de ces jours
Que vous avez fait avec amour

SANS TITRE

Nul n’ignore sa petitesse
Mais chacun aime la classe
La vie est tellement belle
Que sa fin n’est plus naturelle

Elle apparaît devant tous
Comme un cadeau empoisonné
Mystère jeté devant nous
Qui ne doit nous enchaîner

Fortifions un avenir meilleur
Et soyons toujours solidaire
D’un amour qui rendra la terre
Comme au départ de sa valeur

Vivre toujours en harmonie
Soit notre devise idéale
Et que de cette amitié éternelle
N’en sorte que des perpétuels amis

La solidarité si elle demeure
La mort qu’un paisible passage
N’en sera. Et cette attitude de rage
Ne sera qu’une sublime fleur

La croyance d’une immortelle âme
Ne peut que donner charme
A cette mort et celle de l’amour
Un monde merveilleux pour toujours

DESTIN

Si nous ne vivons que sur destin
La vie n’aura aucun sens
Et rien ne sera en l’homme divin
Or tous doit reposer sur la conscience

Vivons toujours en homme libre
Et gardons ainsi l’équilibre
Pour que nous soyons seuls maîtres
Et non à nos vies seuls traîtres

Le destin enlève dans l’âme
La responsabilité que l’homme
En aucun cas ne doit fuir

Un homme consciencieux
Ne vit que comme dans les cieux
Et du bonheur ne fait que jouir

AMOUR FIDELE

En nous un amour fidèle
De vous qui êtes toujours belle
Et á jamais aussi naturelle
Ne sera guère cruel

Dans cet amour toujours fidèle
Je me donnerai corps et âme
Si vous ne me demeurez que féale
Et ne m’épargnez que larmes

Ce n’est en rien un mérite
Mais une grâce qui me profite
Cet amour de vous en moi fidèle

Comme l’apporte Icelui
Cet amour qui à jamais luit
Dans ce monde à l’amour infernal

VOUS QUI ETES…

Vous qui êtes à jamais belle
Remplissant toute solitude fidèle
D’une si noble clarté de chandelle
Qui sera en nos âmes perpétuelle

De votre naturelle si originelle
Qui d’une amour sensationnelle
Et celle des Grâces spirituelles
Ne puit que pour nous être telle

Chantons ainsi cette ère nouvelle
Qui d’Aphrodite fut réelle
Et encor de nos jours avec Celle
Que ce présent nomme Elle

PAIX

Pourquoi chez nous est elle rêve
Alors que pour les autres réalité
Cette paix qui n’est que brève
Et dans le monde d’une intensité

Est-ce là votre volonté Seigneur
Que l’Afrique manque d’amour
Que les gens s’y entretuent toujours
Et que la vie n’y soit meilleure

Sommes nous un peuple de seconde classe
Pour que soit ignorée notre place
En ce monde où il fait beau vivre
Et où les gens ne savent pas vivre

Depuis surtout les jours où déportés
De leur natale terre nos ancêtres
A ces jours où a disparu l’équité
Et est corrompu le libre arbitre

Le monde africain ne puit qu’être
Disons, victime noble d’adversité
Ou juste de mauvaise volonté
De la part des cruels êtres

Nous avons besoin de la paix
Pas seulement en Afrique mais
Surtout dans les cœurs des hommes
Et le monde trouvera son calme

Travaillons toujours ensemble
Sortira ainsi de cette union
La force qu’avecque bâtirons
En ce monde une paix durable

ABSENCE

De vous en moi cette absence
Que le temps par préférence
A voulu pour nous souffrance
Ne puit qu’avoir un sens

Elle ne sera guère éternelle
Et nous ne pouvons en elle rien
Si ce n’est que garder le lien
Qui à jamais uni nos belles âmes

L’absence n’est point la mort
Et ne peut guère changer
Ce noble sentiment d’amour

Dont nous pouvons embraser
Sans cesse de notre vivant
Et même au-delà du temps.

AUTRES

Sublime ce jour qui vous a vu naître
Où votre charme aux fins de la mer
En cette journée la plus sacrée de la terre
Au grand jour va enfin paraître

Que ce jour d’un amour câlin
Remplisse toujours du sacré vin
Cette âme pure et sur ce chemin
Vous ne trouviez qu’heureuse fin

Bonne fête de saint valentin

Que cet honneur sur vous femmes
En cette journée où votre âme
A la dignité retrouvée par l’homme
Ne puit donner au monde que charme

Vous paraissez comme une Grâce
N’apportant sur terre que Grâce
En vous vous n’êtes que Grâce
Vous que l’on nomme ainsi Grâce.
Par BAZIBUHE Jean Marie, Bujumbura;le 13Mai 2010

OUVRE MOI MON FRERE

OUVRE-MOI , MON FRERE


J’ai frappé à ta porte,j’ai frappé à ton cœur
Pour avoir un bon lit,
Pour avoir un bon feu.
Pourquoi me repousser ?
Ouvre-moi mon frère.

Pour quoi me demander si je suis d’Afrique,
Si je suis d’Amerique,
Si je suis d’Europe ?
Ouvre-moi mon frère.

Pourquoi me demander la longueur de mon nez,
L’épaisseur de mes lèvres,la couleur de ma peau,
Et le nom de mes dieux ?
Ouvre-moi mon frère.

Je ne suis pas un noir,je ne suis pas un rouge,
Je ne suis pas un jaune,je ne suis pas un blanc,
Je ne suis qu’un homme.
Ouvre-moi mon frère.

Ouvre-moi ta porte,ouvre moi ton cœur,
Car je suis un homme,
L’homme de tous les temps,
L’homme de tous les cieux,
L’homme qui te ressemble.
Conçu par Jean Marie Vianney BAZIBUHE

Un jour je cois

1.Un jour, je crois, les cœurs de pierre
Reviendront des cœurs de chair
Et ce jour là, les mal-aimés
Seront reçus avec bonté.
Un jour, je crois, les coffres-forts
Se videront de leurs trésors
Et ce jour là, les affamés
Pourront mangés à sa siesté.
2. Un jour, je crois, le grain semé
Au long des nuits, pourra germer
Et ce jour-là de toute part
S’élèvera un cri d’espoir.
Un jour, je crois que les bourreaux
Ressembleront à des agneaux
Et ce jour -là les dos courbés
Pourront enfin se redresser

3.Un jour, je crois que les seigneurs
Se changeront en serviteurs
Et ce jour-là, les humiliés
Retrouveront leur dignité.
Un jour, je crois que les humains
Travailleront les mains dans les mains
Et ce jour là, le monde entier
Progressera dans l’unité.

4.Un jour, je crois, nous briseront
Les durs barreaux de nos prisons
Et ce jour-là, nous pourront s’ouvrir
Mille chemins vers l’avenir.
Un jour, je crois, les cœurs de pierre
Reviendront des cœurs de chair
Et ce jour-là, les mal-aimés
Seront reçus avec bonté.
Jean Marie BAZIBUHE.

le problème de la vie humaine

LA MORALE
LE PROBLEME DE LA VIE
HUMAINE


Par BAZIBUHE Jean Marie vianney








I. PARTIE. LE PROBLEME : la Vie humaine!


CHAP. I – QU’EST-CE QUE LA MORALE ?

1/ la MORALE est le problème de la vie de l’homme
*Enquête : qu’est-ce la « la morale » pour les gens ? Et vous ; que dites-vous ?...
>Ce n’est pas, avt tout un ensemble…
… d’interdits/ tabous à ne pas violer ;
… de lois-normes à observer ;
… de conduites-comportements sociaux à suivre !

>La morale est avant tout… le « problème de la vie humaine » !

La Morale est la ré-flexion sur le problème de la vie humaine :
Comment réussir sa vie ? Comment la faire grandir ? Comment la rendre heureuse ?...
Un problème qui se pose non pas pour les pierres, les arbres, les étoiles, les animaux mais seulement pour l’homme !

2/ Qu’est-ce qui fait PROBLEME dans la VIE HUMAINE ?

R/. C’est que la VIE HUMAINE …ne va pas de soi !
*le problème, c’est que l’homme est appelé à réfléchir et décider sur soi-même, sur sa vie sur son « être dans le monde »…parce que la vie humaine est un pari, un défi et un mystère !
En effet :
1°-La vie humaine n’est pas là… déjà « toute faite » !
Bien au contraire ! Elle n’est pas faite : elle est à faire, à construire à bâtir, à réaliser…
La vie humaine nous est donnée comme : > une graine à semer…
> un rejeton à soigner..
> un champ à cultiver…
> une lettre à écrire…
> une maison à bâtir…
2°- Elle est une énigme, un mystère, un grand défi…
L’Homme ne sait pas le sens de sa vie :
= pour quoi vivre, le but, la signification…
= comment vivre, par où aller / la direction

L’Homme est le seul, parmi les êtres vivant terre, qui ne connaît pas « à priori » la formule sécrète, efficace et automatique, de sa vie sa réussite… « L’oiseau connaît par instinct le dessin de son nid ; le lionceau retrouve d’instinct le chemin da sa tarière, l’homme, lui, doit découvrir et se frayer, seul son sentier dans la foret mystérieuse et périlleuse de la vie » (Dostoïevski).

3°- Et pourtant elle est une chose bien petite, fragile, pauvre et délicate… hétéro-dépendante en tout :

Cfr le bébé : pour manger … marcher… sourire…pour aimer…pour découvrir soi même… pour tout : l’Homme a besoin de l’autres des autres !

La vie humaine, au quotidien, c’est une bien « pauvre chose », précaire et limitée… mais c’est dans ce quotidien insignifiant qui se décide / se construit… ou s’abîme peu à peu la vie tout entière !

4° Et pourtant elle est… unique : il n’y en pas d’autres !
D’existences, pour toi, il n’y a qu’un seul, celle-là exactement et exclusivement… que tu es en train de vivre ! Il n’y a pas « d’une autre » … de rechange ! Chacun n’a à disposition que ce petit « bout de vie » qui va de sa naissance à sa mort !

Curieusement, nous n’avons conscience ni du début (= la naissance) ni bout de notre existence (= la mort) : l’on … « se trouve à vivre » et l’on risque de croire… d’avoir toujours vécu …. Et du moment que personne ne peut avoir, non plus, une véritable expérience de sa mort (… sinon quand c’est déjà trop tard !) on risque de vivre dans l’illusion de pouvoir vivre indéfiniment !

Ainsi, les deux termes extrêmes, infranchissables, qui inexorablement encadrent et délimitent notre « aventure humaine », échappent tous les deux à notre expérience. Et ils risquent d’échapper aussi à notre conscience !

Il faut donc vouloir positivement et personnellement rendre conscience du fait que notre existence est unique, brève fugace…il faut exorciser en nous l’impression qu’elle soit infinie, opportun de nous prendre en charge en pleine liberté et responsabilité…

5° Elle peut réussir…ou échouer !

La vie peut devenir quelque chose d’extraordinairement exaltant et rayonnant quelque chose de vraiment… beau et bon ! Quelque chose qui rayonne la joue, le bonheur, la bonté et la beauté !
Mais elle peut aussi échouer complètement et définitivement ! Elle peut aussi se transformer en quelque chose de terriblement laid, dégoûtant, misérable, pitoyable et malheureux … pour soi même et pour les autres ! Cfr les soûlards, les clochards, les débauches, les bandits, les voleurs, les terroristes… Et… ce choix-là, dramatiques, et définitif, ne répand, finalement, que de Toi !


6°- ET TU EN EST RESPONSABLE !

La vie est… dans
tes mains ! Ta vie dépend, finalement, de Toi !
C’est chacun qui décide « quoi faire » effectivement de sa vie… Et chacun « sera digne » de la vie qu’il aura, de fait, bâtie lui-même …
Les Autres peuvent t’aider ou t’entraver… mais la réussite ou l’échec final dépend finalement de toi ! Personne, même pas Dieu, ne peut te remplacer sur le chantier de la vie : Qui fecit te sine tenon salvabit te sine te (St Augustin).(celui qui t’a fait sans toi ne peut pas te sauver sans toi).

CHAP.2 –Comment assumer la responsabilité de sa vie ?

*1°/ Des résistances psychologiques à vaincre…

* La vie n’est pas donnée une fois pour toutes ! Il faut jouer le jeu de la vie, et le reprendre chaque jour !

Mais pour ce faire, il faut vaincre les multiples obstacles et écarter touts les pièges et embouches que nos auto-défences émotives et psychologiques mettent, consciemment et inconsciemment, sur notre chemin, pour nous… « déconseiller » et décourager, ou npour nous détourner carrément de l’entreprise…

Et on le comprend, car pour pouvoir grandir en humanité, tout véritable démarche morale doit « entrer dans le vif » et « couper dans la chair » de notre existence humaine !

* Parmi ces « résistances » ou « auto-défences » sont à noter :
1°- la paresse, la fainéantise, le désir de la fausse tranquillité et du « status quo » ; le refus de mettre en question « les acquis » : les habitudes, les privilèges, les préjugés, en un mot, notre style de vie !

2°- la peur… de « l’autre, le différent »… la peur « du nouveau », la crainte de tout change-ment et aussi la peur de risquer, de lutter, de s’engager… de se lancer dans la vie !

3°- la superficialité, qui empêche d’aller en profondeur, qui fait « papillonner » et « vivre en flash », en passant d’une expérience=émotion à une autre, sans jamais s’arrêter et « se décider » pour quelque chose de valable et de stable.

4°- la résignation, le compromis équivoque ; l’anesthésie des grands désirs et des grands idéaux ; l’acceptation d’une existence banale, sans aspirations, sans sursauts, vécue dans l’ambiguïté et la « mauvaise foi »…

5°- l’intellectualisme, le moralisme, qui anesthésient la réalité, stérilisent l’inquiétude existentielle et la « compassion » du chercheur… à travers le filtre psychologique ou intellectuel du prétendu « réalisme » ou de sa propre ‘idéologie’ ou de la soi-disant objectivité scientifique.

6°- l’aliénation, le fait de ne s’appartenir pas, de vivre et agir comme un robot, sous la suggestion d’un manipulateur sans scrupules ou l’exaltation d’un fanatisme aveugle ou l’intoxication fatale d’un idéologie aliénante… Tout ce qui empêche d’être soi-même, de s’accepter et s’assumer « tel qu’on est ». Au contraire, on nous fait rêver continuellement une vie « tout autre », tout à fait différente et irréelle ! On vit ainsi l’illusion… et dans l’attente naïve et fataliste soit d’un changement apocalyptique soudain soit d’un impossible miracle du ciel !

7°- le masque du mensonge et de l’hypocrisie, érigés en système de vie, où la personne vit constamment dans l’ambiguïté existentielle et agit « en mauvaise foi », en se trompant soi-même… plus ou moins consciemment et librement !
Ø Derrière tout cela, se cache souvent « la nostalgie existentielle fœtale »… de retourner et se réfugier à nouveau dans le ventre maternel ! Cette ‘paresse existentielle’ exprime, en tout cas, « le refus de vivre » et d’assumer ses propres responsabilités personnelles et sociales…


*/ 2. Conditions ou attitudes personnelles nécessaires pour bien jouer sa vie d’une manière féconde et fructueuse :


1°) Se réveiller à la vie ! = prendre conscience de sa propre vie concrète, ici, aujourd’hui : se rendre compte de sa valeur, de son importance, de sa beauté… de son unicité, de sa fragilité, de ses risques et de ses potentialités à développer !

2°) « Vouloir vivre ! » = avoir le goût et le désir de vivre, et de vivre en plénitude, de grandir, de mûrir, de s’épanouir toujours davantage : « cultiver des grands désirs » et des grands « rêves » !

3°) Assumer la responsabilité de sa vie= « la prendre en main », telle qu’elle est, pour lui donner un « sens » global unique, pour la marquer tout entière d’une empreinte personnelle profonde, afin qu’elle croisse et soit belle, heureuse et significative, d’après un projet de vie idéal, cohérant et fidèlement poursuivi.

4°) Accepter de se mettre et remettre toujours en question … ses propres options, projets, désirs, sentiments, réactions, attitudes, habitudes, conduites, comportements = conscients, préconscients et inconscients ; son propre passé, son présent et son ariver … Non pas par une volubilité existentielle maladive, mais par fidélité profonde et vraie aux appels de la vie et de l’histoire, qui évoluent et changent…

5°) Rester donc attentifs, lucides, souples et disponibles vis-à-vis des nouvelles situations, réalités, événements… pour ne pas les subir passivement ni les accepter d’une façon naïve, mais afin de pouvoir y discerner les potentialités nouvelles qui s’ouvrent devant nous, « les signes des temps » qui interpellent notre courage et notre responsabilité.

6°) Marcher dans la Lumière de la Vérité… Jn 3,19-21 ; 8,12(*BJ) ; 1Jn 1,5-7.

7°) Lutter contre tout ce qui blesse l’humanité, en toi et dans les autres !
L’H. n’est pas une île… Si je me lève, je lève le monde ; si je baisse, je baisse…





















CHAP.3 – LA VIE ET LA MORALE


1/ Importance capitale d’une réflexion sur « la vie »

… Si la vie humaine est un problème crucial et décisif… et si c’est à chacun de le
résoudre… il faudra bien donc y réfléchir !
Ré-fléchir>illuminer-éclairer>à nouveau !
* Il s’agit d’une « réflexion », c-à-d. un retour de la pensée », un revenir rationnellement
sur « le phénomène de la vie », afin de pouvoir l’étudier et comprendre, pour bien
l’orienter et la « programmer ».

* La réflexion morale est donc « seconde » et conséquente… par rapport à la vie vécue :
d’abord « on vit » et ensuite, « on réfléchit sur le vécu » : « primum vivere, dehinde
filosofari !

Ainsi, « la morale » (comme discipline philosophique ou théologique) suppose, implique, exige et réclame à la base, comme sa véritable source, « un vécu moral » i.e. une vie/ une existence humaine concrète, bien vivante, intense, en pleine croissance… Sinon, philosophie et théologie morale ne seront que des vaines théorisations et de stériles élucubrations d’intellectuels désoeuvrés !

* Mais « seconde », cela ne veut pas dire… «secondaire » !
Même si, en un certain sens, elle vient « après », la réflexion morale est et reste nécessaire et indispensable, fondamentale même ! Afin de pouvoir déceler et comprendre « le sens » du mystère » de la vie humaine, de toutes et de chaque vie humaine !

En effet ; c’est seulement grâce à une réflexion et à une discernement ; personnel ou communautaire spontané ou « scientifique » ; qu’on peut saisir et comprendre la valeur transcendante de la vie quotidienne. Et c’est alors seulement qu’on peut bâtir sa propre vie dans la liberté et la responsabilité, par rapport à… un Projet de vie global et à un Idéal de plénitude et de bonheur !

* la réflexion éclaire et oriente ainsi la vie quotidienne ;
Comme la vie donne consistance, urgence et importance à la réflexion morale !
Les deux sont indispensables et complémentaires pour « réussir » une vie humaine belle et heureuse !

*2/ Une réflexion qui « engage » et « compromet »

* Ainsi donc, la réflexion morale ne peut pas se réduire à « une étude scientifique », neutre ; ni à une élucubration abstraite, ni à un exercice facultatif ! Bien au contraire, elle s’impose comme une réflexion « nécessaire », qui engage et implique directement toute la personne dans une démarche ou chacun est, à la fois, « sujet » et « objet » de la recherche…

* La réflexion morale est donc, avant tout, « un questionnement personnel », sur soi-même, sur sa vie, sur son destin ultime. Un questionnement et un discernement que chacun est appelé à faire, au cœur de sa situation concrète et dans quotidien de sa vie…


* Il s’agit donc d’une réflexion qui nous touche, nous concerne et nous implique directement et personnellement, dans l’effort exaltant et impératif, pour chacun, de saisir le dynamisme profond de sa propre vie, afin de « la réussir » et de l’épanouir en nous et autour de nous, jusqu’à sa plénitude. C’est une réflexion qui doit donc se faire nécessairement « à partir » de la vie et « au cœur » de la vie… =de ta vie, et de celle qui te lie, solidairement et indissolublement, aux autres…

* C’est en fait seulement « au cour de sa vie », qu’on peut découvrir, les aspirations les plus vraies et les plus vitales de son propre être, les appels des hommes et les appels de Dieu qui nous invitent et nous « forcent » à sortir de nous même et à « nous mettre en marche vers la terre promise » de la pleine liberté et du bonheur total, dans l’auto transcendance de l’Amour.


*3/ Le vécu, la réflexion et la science morale : une distinction importante !

* Quand on parle de « morale » ou de « l’éthique », il faut toujours bien définir et bien comprendre à quel niveau l’on se situe… En effet, la Morale et/ou l’Ethique peuvent indiquer à la fois :

=1°/ le vécu, au niveau existentiel : la Morale, c’est alors la vie, quotidienne et concrète ! C’est « l’expérience morale », telle qu’elle est vécue, le jour au jour, soit personnellement soit socialement… dans les expressions : « celui-là, c’est un type absolument amoral » ; « ta conduite est immorale », etc.

= 2°/ la réflexion sur sa vie et sur son expérience :

a- soit comme « discernement » personnel sur son « être- dans- le monde », sur les évènements à affronter, sur les décisions à prendre, etc.
b- soit comme « tradition morale » et sagesse collective d’un groupe humaine, d’un peuple ou d’une culture, là où on essaie de répondre collectivement et progressivement aux besoins vitaux, en rapport aux défis du milieu ambiant auxquels on est chaque fois confronté.

= 3°/ la science morale, i.e. la réflexion scientifique et systématique sur « le fait moral », soit au premier niveau (du « vécu » humain), soit au niveau de la réflexion et du discernement personnel ainsi que de la sagesse populaire et des traditions morales des peuples et des cultures (=2°).

- Ainsi « la réflexion morale » assume comme son propre « objet » :
o Soit le vécu et l’expérience morale (premier niveau)
o Soit la réflexion personne et sociale sur la vie (2ème niveau)

Et ceci, dans le but d’en systématiser les données, pour mieux les « comprendre » en profondeur, pour mieux les orienter.
- La « science morale » (2e niveau) peut se situer à son tour :
> soit au niveau de la réflexion rationnelle (= on a alors la philosophie morale ou l’Ethique),
> soit au niveau de la foi chrétienne (=on a alors la théologie morale)

La philosophie et la théologie morale sont « une réflexion systématique sur la vie humaine dans une perspective de croissance, de plénitude et de bonheur ». La réflexion morale veut déchiffrer ainsi « le mystère de l’aventure humaine » et dessiner les grandes « lois de la croissance humaine intégrale » qui puissent aider chacun à rechercher et à marche sur le « bon chemin », vers la perfection et la plénitude de la vie et de bonheur.
4. – NOTE : Multiples acceptions des mots « morales » et « éthique » :

1. Dans l’emploi populaire, courant :
M. = l’observance de la loi et/ou de la tradition…
Donc « morale » est une conduite extérieure, un comportement conforme… à la coutume et/ou aux normes sociales… Aussi Jésus qui n’a pas toujours observé la tradition juive plus stricte… est accusé par les autorités juives d’être immoral ou même un ‘malfaiteur’ (Jn 18,30)


Voir les acceptions, encore plus restrictives et négatives :

- soit de la morale traditionnelle, qui réduit parfois « moral »… au sixième commandement (cfr immoralité/immoral = débauché, corrompu, sensuel, licencieux sexuellement) ;
- soit dans la mentalité moderne (cfr les jeunes : « la morale », c’est une camisole de force, une attente à la liberté personnelle !).

2. Au niveau étymologique :

- en latin : Morale : mos/mores = mœurs/ les coutumes, la tradition
- en grec : Ethique : ethos = la coutume, les traditions…

NB : En grec, « ethos » au singulier, indique aussi « le caractère » c'est-à-dire « la personnalité morale et spirituelle » de l’individu : … une acception qu’on a malheureusement perdue dans les emplois latins et modernes.
Donc, du point de vue étymologique : Morale… = Ethique !

3) Les sciences sociales et anthropologiques donnent parfois différentes acceptions de la Morale et de l’Ethique. Ainsi :

a) L’anthropologie culturelle
>>> définit la Morale comme : un code de conduite sociale pratique, reconnu, partagé et protégé légalement par/ pour un groupe socioculturel déterminé ;
>>> tandis que considère l’Ethique comme = l’idéal collectif, qui donne sa raison d’être fondamentale à groupe social, les conceptions idéales de la vie collective : les valeurs, les finalités et les aspirations dominantes d’une culture ou d’un groupe socioculturel.
b) Les Sciences sociales : La Morale est l’ensemble d’obligations, de règles, de lois, de préceptes, des traditions, de tabous/interdits…
--- qui constituent « la façon d’être », de sentir, de juger, d’agir et de vivre… d’un groupe social déterminé,
--- qui définissent et régissent les différents rôles sociaux et spécifient les modèles culturels de comportements souhaités,
--- qui sont présentés et ressentis comme signes et moyens d’identification, ainsi que d’intégration sociale au groupe.

Ils sont donc proposés et assumés nécessairement par tous les membres du groupe comme des « impératifs catégoriques » i.e. comme des normes de conduite absolues et absolument obligatoires, « normatives » et « normales » pour tout membre du groupe.

4. Pour la Philosophie : la Morale = la science du Bien et du Mal.

> OU MIEUX= La recherche du sens, comme direction/chemin et orientation de la vie : = la quête du sens ultime et global de la vie humaine, i.e. le but et l’horizon (personnel et/ou collectif) de perfection, de plénitude et de bonheur humain ; et, en même temps, la recherche des conditions, moyens et chemin… pour y parvenir !

> Parfois on définit l’Ethique comme « la science de la Morale » i.e. comme « la réflexion théorique sur les conditions d’existence d’une morale »… ou bien comme « un système moral » c'est-à-dire une théorie philosophique du « fait moral » (élaborée soit par un Auteur ou par une Ecole particulière).

5. pour la Théologie : la TM (= la science du Bien et du Mal… d’après la Loi de Dieu
(selon les Dix Commandements et les lois de l’Eglise…
> Ou bien = « la quête du sens » de l’existence humaine, et des chemins de la perfection, de la béatitude et du bonheur total de l’être humain, …à la lumière de la Révélation chrétienne et dans l’horizon de l’Histoire du salut, dans une attitude de Foi/ obéissance radicale à la Parole de Dieu…

Tuesday, May 4, 2010

FREEWHEELING NIGHTS IN BUJUMBURA

Freewheeling Nights

Gabriel Vockel
Taking advantage of Bujumbura's fragile peace, revelers at night spots like the Havana Club start late.
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By CHRISTOPHER VOURLIAS
Published: May 2, 2010
AS rumors of a failed coup attempt swirled in the muggy evening air of Bujumbura, the capital of Burundi, no one seemed inclined to let them dampen the mood.
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Multimedia

Burundi, Africa

This was salsa night at Le Kasuku (10 Avenue de l’Industrie; 257-22-223-731), an eclectic French- and Belgian-inspired restaurant and club. And if the day’s cares in this war-weary nation seemed a bit too much to bear, you wouldn’t have known it from the hips that swiveled across the dance floor. (Kasuku will be moving in June, though it hasn’t yet announced its future location.)
An incongruous scene? Perhaps, but a Burundian one all the same. Throughout the civil war that waxed and waned in this tiny central African republic for more than 15 years, a spirit of defiance seemed to infuse daily life. “During the war you never knew what the next day would bring,” said a young woman holding a cocktail at Kasuku. “Our generation was not afraid like our parents’ generation. We had to live.”
In postwar Burundi you can feel that spirit, though peace remains fragile. Tensions are high ahead of local and presidential elections, which begin this month, and security in the countryside is often tenuous. But since the last of the rebel groups hung up its arms in 2008, international observers are guardedly optimistic that Burundi might finally be on the road to a lasting peace.
It’s welcome news for Bujumbura, a freewheeling city of palm trees and colonial-era Art Deco buildings thrust against the shores of Lake Tanganyika. Before “the crisis,” as the civil war is known here, the city was famed for an irrepressible joie de vivre that seems only to have been fine-tuned by the conflict. Today Congolese, Rwandans and aid workers from across the region are flocking to the city’s nightclubs, dancing till dawn and nursing their hangovers on the area’s fine lakeside beaches.
At Bora Bora (Chaussée d’Uvira; 257-29-551-811;
boraborabujumbura.com), which opened in 2008 in a stylish beach shack on the city’s outskirts, well-heeled locals, United Nations staff members and foreign aid workers mix over a soundtrack of down-tempo house and reggae. It’s the place to be seen on Sunday afternoons, when you’ll have to fight for a seat on one of the pastel day beds. Better to grab a lounger and enjoy the views from the pool.
At dusk, revelers start hitting the row of bars and restaurants along Avenue de la Plage. Kiboko Grill, in the upscale Ubuntu Residence hotel (Avenue de la Plage; 257-22-244-067), is a tranquil spot, with landscaped lawns, a swimming pool and a gaggle of cranes frolicking among the flowering succulents.
At Maquis (Avenue de l’Université; 257-22-251-171), an American-style bar and grill on the outskirts of the bustling Bwiza district, juicy steaks and brochettes are served in an attractive outdoor setting beneath the boughs of a towering strangler fig tree. For a more boho vibe, swing by the Centre Culturel Français (9 Chaussée Prince Rwagasore; 257-22-222-351), where art exhibitions, poetry slams and live performances attract an artsy crowd.
Don’t bother arriving before midnight at the Havana Club (20 Boulevard Uprona;
havanaclubujumbura.com; 257-29-520-943), a heaving nightclub and lounge in one of the many colorful Art Decos dotting the city. Nights in Bujumbura are long and start late, so you may even see the sun rise.
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Past Coverage
EXPLORER; On Liberia's Shore, Catching a New Wave (January 24, 2010)
FREQUENT FLIER; In Africa, the Flight Is Just a Trip's First Leg (November 10, 2009)
Just When Africa's Luck Was Changing (August 2, 2009)
JOURNEYS; Eclipse Chasing, in Pursuit of Total Awe (May 17, 2009)
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